Montagnes russes.

Ça fait maintenant plus de deux mois que je suis la remplaçante officielle de Docteur Remplacé. Au cabinet de JoliVillage, sur le mur de la salle d’attente, il y a une feuille A4 scotchée avec écrit « A compter du 1er novembre 2012, le Dr Gécé assurera les remplacements du Dr Remplacé ».  (Ouais, je sais, trop la classe). Même que le premier jour, je l’ai prise en photo, la feuille, et que je l’ai envoyée à ma maman, tellement j’étais fière. (Et elle a pleuré un peu, parce que bon elle était fière aussi…)
Ça fait donc deux mois que je suis un peu leur médecin, aux gens de JoliVillage. Presque leur médecin de famille, parce que depuis le temps que j’y suis (3 ans, au lance-pierre), j’ai vu leurs enfants grandir, leur conjoint vieillir et mourir, et eux, eh ben, ils m’ont vu grandir aussi. Et à cause de tout ça, et aussi sans doute aussi à cause de la confiance que m’accorde Dr Remplacé de me laisser prendre soin de ses patients, et bien je me sens très très responsable de tout ce que je fais ou leur dis. Et du coup, je prends tout pour moi, aussi bien les bonnes que les mauvaises choses… et au bout d’un moment, faut bien avouer, ça use un peu…
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Parce que lorsque j’ai vu Lise, 10 ans, accompagnée de sa maman, elles avaient toutes les deux la gastro. Typique. Sauf que Lise avait vaguement de petites brûlures en urinant, alors par acquis de conscience, j’ai quand-même fait une bandelette urinaire. Qui était négative. Traitement symptomatique, lavage des mains, repas légers. Sauf que quand sa maman a téléphoné deux jours après pour demander des « jours enfant malade » pour pouvoir rester auprès d’elle parce qu’elle avait été opérée la veille de l’appendicite, ben ça m’a fait chier.
Comme Océane, 15 ans, qui voudrait une pilule pour régulariser ses règles. Et qui vient toujours avec sa mère. Et qui ne parle pas. Ne me regarde pas. Ne répond que par « ouais, ouais ». Et qui a quand-même des contre-indications relatives à la prendre, la pilule. Alors je bidouille. Et je lui ai dit que si elle avait des questions, elle pouvait m’appeler (SEULE, hein ? Genre si en fait tu veux une CONTRACEPTION et pas juste parce que t’es pas capable de gérer ton stock de serviettes hygiéniques dans ton cartable ! Mais faut me le dire ! Je peux pas deviner ! Alors parle-moi, attrape mes perches, mais me laisse pas dans le flou…)
Ou alors Monsieur Rhino, qui est venu (pour une rhino) et qui m’a quasiment extorqué un arrêt de travail. Et qui y tenait, à ses antibiotiques alors que bon, quand-même, il n’avait que le nez qui coulait. Oui mais que lui, à CHAQUE FOIS ça tombe sur les bronches, et que le Docteur Remplacé, il sait, lui. Alors j’ai tenu bon sur les antibiotiques, mais j’ai cédé sur l’arrêt de travail. Et que finalement je l’ai revu la semaine suivante, avec une grosse bronchite asthmatiforme fébrile et tout et tout. Et que je sais bien que si je lui avais donné des antibiotiques plus tôt, ça n’aurait probablement rien changé. Mais quand-même. Ca m’a gonflée.
Ou bien n’avoir jamais revu Celui-dont-je-ne-connais-même-pas-le-nom parce qu’il voulait que je lui signe son certificat pour le foot comme ça, entre deux, et que je lui ai proposé de le prendre en consultation 20 minutes après et qu’il est parti du cabinet en claquant la porte de la salle d’attente en maugréant.
En encore Monsieur Douleur, que j’ai vu un samedi pour une sciatique et à qui j’ai prescrit des antalgiques et un arrêt de travail. Qui est revenu le samedi suivant et a vu l’associé du Dr Remplacé qui lui a prescrit un scanner, LUI, et qui depuis ne vient plus me voir. (Je le sais bien, je l’ai vu deux fois dans la salle d’attente). Pourtant, j’avais le sentiment qu’on avait plutôt sympathisé, vu qu’il est exilé parisien comme moi…
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Et puis il y a les trucs que « je fais mais je sais que je devrais pas vraiment les faire ».
Il y a eu le renouvellement sur le comptoir de Madame Aïcha, qui a toutes les maladies du monde, et qui avait une ordonnance renouvelable 2 fois qui datait du mois passé et qui m’a posé son sac de la pharmacie sous le nez en me disant qu’il lui fallait une ordonnance, en me tendant la sienne. J’ai bien essayé de comprendre pourquoi, peut-être avec les boîtes de 28 comprimés que ça faisait pas assez, mais en même-temps elle était encore renouvelable son ordonnance alors ça n’était pas nécessaire. Mais il y avait Jordan dans la salle d’attente qui hurlait, et j’avais déjà du retard, et comme je comprenais rien et que finalement, au pire, qu’elle revienne au bout de 3 mois ou de 3 mois et demi ça changeait pas grand chose, je lui ai recopié son ordonnance en la datant du jour. Elle a eu l’air contente, Madame Aïcha. Et moi je me suis redis pour la centième fois que, quand-même, ça serait bien que j’apprenne quelques rudiments d’arabe parce qu’à JoliVillage, ça me serait bien utile…
Il y a la famille Zola, qui n’a vraiment pas beaucoup de sous, mais bon suffisamment pour ne pas avoir le tiers-payant social. Et qui a « la chance » d’avoir un de ses enfants en ALD. Alors je fais comme le Dr Remplacé, et je passe la Carte Vitale sous son nom, même si c’est son frère ou sa sœur que j’ai vu… et à la Sécu, ils doivent se dire que décidément, il est très très souvent malade, Gervais… mais parce que pour eux, 7,80€ ou 8,40€, ça compte, même si c’est remboursé après.
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Bon, mais il y a aussi les chouettes moments, hein !
Il y a la maman de Zoé, qui était tombée sur moi par hasard pour la visite des 1 mois puis pour une rhino, et qui m’a demandé quels jours je travaillais, pour que « vous continuiez à la suivre : c’est un peu vous son Docteur maintenant ! »
Il y a les parents de Tom, qui n’aiment pas trop les médicaments en général, et les antibiotiques en particulier. Et qui gèrent très bien la fièvre à domicile. Et, un jour où je commençais mon laïus sur pas-de-surinfection-donc-pas-d’antibiotique-nécessaire, m’ont dit « Oh mais Docteur, c’est pas la peine de nous le dire : on sait que vous êtes pas une excitée des antibiotiques et nous ça nous va très bien ! ».
Il y a Maïté, 3 ans, dont j’ai connu la maman enceinte, et qui me fait des bisous à chaque fois.
Il y a Brandon, 1 an, qui pleurait et se débattait à chaque examen depuis sa bronchiolite et la kiné respi, et qui est de plus en plus rassuré. La dernière fois, il n’a même pas rechigné pour l’examen de gorge.
Il y a Madame Triste, qui n’est pas patiente du cabinet, mais qui est arrivée un samedi par hasard et a beaucoup pleuré. Et qui depuis revient toujours le jeudi, d’abord toutes les semaines, puis de moins en moins. Et qui pleure toujours, mais de moins en moins.
Il y a le sourire et les yeux de Monsieur Mohammed quand je lui demande La besse ? et qu’il me répond La besse.
Il y a Madame Epouse, qui parlait avec la secrétaire dans le couloir alors que la porte était entrebâillée et qui voulait un rendez-vous pour son mari qui a un cancer. Qui ne voulait pas trop la remplaçante et qui a dit « Enfin sauf si c’est la petite jeune, Gécé, elle est très bien, elle. » ❤ (d’ailleurs je sais pas trop ce que j’ai fait de très bien, hein… enfin genre à part vous écouter, toi et ton mari…)
Il y a Madame Frottis, qui n’en avait pas fait depuis au moins 9 ans, parce qu’elle n’avait pas trouvé de gynéco dans notre coin de campagne, et surtout parce qu’elle ne voulait pas en trouver. La première fois, je lui ai parlé de son frottis. La deuxième fois, je lui ai parlé du Chœur des Femmes de Winkler. La troisième fois, on a fait le frottis. A l’anglaise. Elle était contente, et moi aussi. (Et le frottis était normal !).
Il y a la mère de Matthieu, qui est anxieuse et à qui j’ai expliqué le principe de l’attente et du traitement antalgique dans l’otite. Qui n’avait pas l’air très très sûre mais qui m’a fait confiance. Enfin pas tant que ça parce qu’elle a quand-même repris RDV avec moi 48h après pour que je contrôle le tympan, même si il n’avait plus mal et pas de fièvre. Et que j’étais contente parce que VRAIMENT le tympan était beaucoup plus joli. Et qu’elle aussi elle était contente.
Il y a Mademoiselle Migraine, qui ne prenait plus d’Ibuprofène depuis qu’on lui avait posé un DIU. Et qu’on lui avait dit qu’il ne fallait pas prendre d’anti-inflammatoires. Et qui m’a dit : « Nan mais juste, merci, quoi ! ». (Ben, pas de quoi, ma cocotte…)
Il y a Madame Bébé, qui est enceinte, à qui j’ai donné l’adresse internet du C.R.A.T. , qui était toute heureuse et qui a trouvé ça « trop cool ! je vais le donner à ma belle-sœur aussi ! ».
Et il y a la mère de Robin, qui l’élève seule, et qui m’a hurlé dans la salle d’attente « J’adoooore vos nouveaux cheveux ! Ils sont trop cools ! Ca vous va trop bien ! ».
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Bref.
Je suis une vraie éponge à sentiments. Mais, l’un dans l’autre, eh ben chuis plutôt vachement contente d’être à JoliVillage.
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27 commentaires pour Montagnes russes.

  1. doc4work dit :

    Attention quand même … protège toi !
    L’empathie c’est mieux que l’éponge dans ta relation avec tes patients.
    Sinon félicitations et merci pour ce billet.

    • docteurgece dit :

      Oui nan mais quand-même je me protège 😉 Mais j’ai du mal à ne pas prendre les choses à coeur, même si rationnellement je sais que je ne dois pas les prendre « pour moi » (ou « contre moi », en l’occurrence… !)
      Merci pour ton message et tes félicitations 😉

  2. obiwanseb dit :

    Il est super sympa ce billet ! J’adore toujours autant ton style, et tu confirmes aussi ce que je pense : un médecin de joli-village voit et fait quand même plus de choses que MG du coin de ma rue où ils sont 15 dans le même immeuble. Et ça, c’est bien !
    Par contre, pour l’otite antalgique, j’avoue que mon ORL et ma pédiatre ont un pt de vue différent 🙂

    • docteurgece dit :

      Merci de ta réponse et des compliments… 😉
      Pour ce qui est de l’otite : je t’ai envoyé sur twitter les recommandations concernant la prise en charge de l’otite, mais je rappelle qu’il s’agit de recommandations EN GENERAL et que chaque médecin traitant/ ou spécialiste traite ses patients en tenant compte de leurs antécédents et facteurs de risque.
      Quoi qu’il en soit, l’important est surtout, à mon sens, d’expliquer la décision thérapeutique, quelle qu’elle soit.
      Bien à toi

  3. super billet ! hier soir c’était halletant sur le blog de docadré (zet pas concurrentes au moins ? ^^), là c’est mon quotidien (quand je bosse) que tu me mets sous le nez mais avec ta « plume » ça fait de suite une jolie histoire…
    merci !

  4. Babeth dit :

    Il fait chaud au coeur ton billet! Vraiment!

    • docteurgece dit :

      Merci Babeth ! Je me faisais d’ailleurs la réflexion que je ne connais pas du tout les auxiliaires de JoliVillage… je me plais à croire qu’elles te ressemblent… 😉

  5. B. dit :

    Super billet.
    Dur à gérer la famille Zola. Je comprends que la position soit délicate à tenir.
    E toui, protège toi : sors couverte ! 😉

    • docteurgece dit :

      Oui je me protège… et comme je le disais tout à l’heure : avec le blog, je m’essore !
      Merci pour les compliments, surtout venant de toi dont j’admire les écrits… 😉

  6. Doc Babeth dit :

    C’est vrai que c’est difficile de ne pas faire l’éponge si on veut rester « humain » et pas seulement « technique »….et c’est vrai que ça fait du bien quand on peut en parler ou l’écrire, ce qu’on a épongé….et que les blogs c’est une belle invention pour ça…
    Bonne suite d’épongeage!…..

  7. medgedelouest dit :

    Hey poulette, j’adore ce billet, on se ressemble assez et j’aime ça. En revanche il faut que tu arrives à évaluer ta pratique sur ce que tu fais ou as fait, pas ce qui est arrivé 3 jours après, ou ce qu’à fait un autre médecin! Ici l’appendoc ça arrive, tu y peux rien. Si un médecin prescrit un TDM a une sciatique, te mines pas, tu sais que même une radio il faut pas! Tu auras des patients qui te ressemblent. Les réclameurs d’antibio et d’examens inutiles et bien soit ils changent de médecin, soit ils restent avec toi mais c’est a eux de changer. Voilà.
    Et gros bisous, tiens ❤

    • docteurgece dit :

      Ouais ouais mais je SAIS en plus… mais je m’améliore : ça me turlupine moins longtemps maintenant… et puis j’en parle sur Twitter alors ça fait soupape ! Et puis Dr Remplacé est d’accord avec le fait que si je me fâche avec des cons pour de bonnes raisons et qu’ils ne viennent plus me voir, ni lui non plus, eh bien bon débarras : alors ça anxiolyse… 😉
      Des bisous aussi, au passage, grand fou !

  8. Pascal Charbonnel dit :

    bonjour à toi,
    Le plaisir que tu prend à travailler fait plaisir à lire.
    Pour communiquer avec les patients étrangers, sous réserve d’avoir un ordi avec des haut parleurs, essaie http://www.traducmed.fr/.
    Cela ne règle pas tout, mais facilite le dialogue (et fait très plaisir au patient).
    Pour les patients qui ne veulent pas te revoir, dis toi bien que c’est une incompatibilité, pas une incompétence de ta part.

    • docteurgece dit :

      Merci pour ce commentaire. Je connaissais traducmed mais j’oublie de l’utiliser en consultation : je vais aller roder sur le site pour me familiariser, peut-être que ça m’aidera à l’utiliser.
      Et c’est très bien exprimé cette histoire d’incompatibilité/incompétence…

  9. armance dit :

    A s’attacher aux gens et avoir envie d’avoir du retour sur ce que l’on fait… on finit par s’installer.

  10. PerrucheG dit :

    Après bientôt 4 ans d’installation j’ai enfin réussi à trouver la bonne distance. Ça s’apprend et ça évite surtout de se faire du mal, car le burn out est vite arrivé au vu des situations terribles auxquelles on est confrontées.
    J’apprécie à présent d’être là pour les bons et les moins bons côtés. Paradoxalement, même si c’est souvent difficile c’est lors des mauvais moments que j’ai l’impression d’être le plus utile!
    J’ai aussi appris à prendre du recul vis à vis des patients qui nous tournent le dos, sans vraiment que l’on sache pourquoi… Mais c’est parfois encore un peu raide!
    Comme Armance je pense que tu ressentiras certainement le besoin de poser tes valises un jour pour être enfin « leur » docteur!!

    • docteurgece dit :

      Pour les patients qui nous tournent le dos, j’ai quand-même une petite idée : combien de fois nous est-il arrivé d’entendre un patient chercher à nous faire dire du mal de son ancien médecin, lors d’une première consultation ? Alors même que nous savons que sur le plan médical, ce confrère est une personne tout à fait recommandable. Difficile position, d’ailleurs, puisque dans leurs compliments à notre égard se mêle une critique de « l’autre ». Et que nous savons qu’au même instant, un de nos patient est peut-être dans le cabinet d’un autre médecin, à nous critiquer. Je crois qu’au delà d’une erreur, il s’agit le plus souvent d’une perte de confiance, parfois perçue, souvent incomprise de la part du médecin, toujours liée à un défaut de communication.
      En tout cas, tu as raison, je ne sais pas si je poserai mes valises à JoliVillage ou ailleurs, mais il fera bon le jour où je pourrai enfin dire que je suis « leur » docteur !
      Merci de ton commentaire et à bientôt.

  11. Ping : Grand bain. « Le Blog de MédGé de l'Ouest

  12. Fluorette dit :

    Ouais, je dirais pareil que doc4work : protège-toi (enfin venant de moi, ça parait ridicule comme conseil)! Parce que les éponges à sentiment c’est les premières à craquer. Et ce serait con que tu craques, parce que t’es un bon doc, cocotte!

  13. Eus dit :

    C’est amusant, je réalise que vous (= les mg) prenez assez à cœur « vos » patients, le suivi et tout…
    J’avoue que j’en ai un peu rien à faire, je vais toujours voir des médecins différents, parce que c’est fermé, ou que c’est plus près de la où je suis à un temps t, etc. Je vois pas vraiment de différence, hormis que je ne veux plus aller chez celle près de chez mes parents car elle ne donne pas de rdv et garde les gens 40 minutes, et elle passe son temps à me questionner et me parler de ses bêtes car je fais véto ce qu’elle n’a pas pu faute de moyens.
    Je n’ai pas de maladie chronique il faut dire et je consulte très peu, mais parfois je me demande si c’est moi qui ai un problème de ne pas m’affilier, et si je fais de la peine aux médecins quand je ne reviens pas.

    • docteurgece dit :

      Oh ça dépend tu sais. Ici, je ne parle que des gens dont je suis le « médecin de famille », mais il y a aussi des gens qui ne sont jamais malades, n’ont aucun antécédents, et pour qui je fais un peu office de « prestataire de service » pour un certif de sport, une maladie intercurrente X ou Y… Mais même ceux-là, il y a souvent un moment de la consultation où ils deviennent autre chose qu’un simple rhume ou certificat 😉

  14. Lhyrra dit :

    Tres joli billet.
    Qui me fait ressentir tout ce qui m’a fait choisir la medecine generale.
    Externe j’ai fait un stage chez le prat’ avec une doc geniale, et j’ai voulu devenir comme elle.. Trouver la petite chose a chaque consultation, qui la rend douce, agreable, utile, marquante, unique..
    Je suis maintenant en SASPAS (parisienne) et je n’arrive malheureusement pas a vivre mes consultations comme ca..
    Je ne sais pas ce qu’il me manque : peut etre un peu trop de stress car le fait que je debute me fait me poser beaucoup de question a chaque consult’ et je ne suis pas tres sure de moi.. Peut etre le temps, parce que 15 minutes par patient moi ca m’oppresse.. Je ne sais pas..
    Mais ton billet me donne de l’espoir pour essayer d’etre ouverte a toutes ces choses que tu decris.. Et retrouver le charme qui m’a fait choisir ce metier..
    Si d’ailleurs tu as des conseils pour m’y aider, je suis toute ouie 🙂
    Encore merci pour ces mots:)

    • docteurgece dit :

      Je crois que tu as mis le doigt sur ce qui est difficile, lorsque l’on est encore interne : la difficulté de mener une consultation, d’être attentif au patient alors que soit-même on a la tête qui fourmille à 1000 à l’heure en même temps qu’il vous parle pour être sûr de ne rien oublier. C’est ce qui empêche justement (je trouve) d’être réceptif à la consultation, et à ces mille petites choses qui en font un moment d’échange avec le patient. Mais ne désespère pas, plus tu auras d’expérience (et tu vois, il en faut parfois peu, parce que finalement toi et moi n’avons que quelques mois d’écart !! et il y a encore un an, j’étais comme toi) plus tu arriveras à te libérer du temps de cerveau disponible pour être dans le partage le plus possible.
      Bon et puis parfois aussi, certains jours, on n’est juste pas en forme et toutes les consultations se ressemblent et on n’a pas envie de les entendre se plaindre… mais bon, c’est rare. Et il y a toujours une petite phrase, un petit geste, pour reprendre la journée à zéro et rentrer chez soi satisfait du travail fait.
      Bonne continuation à toi !

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